Les sujets solidaires

 

 

"Les échanges universitaires et les stages"

 

 

Les échanges universitaires avec les pays du Sud ne sont pas encore très fréquents et mériteraient d'être développés. Les possibilités pour établir un tel échange reposent pour beaucoup sur la bonne volonté et la ténacité du candidat. Les démarches administratives précédant le départ représentent une rude épreuve à surmonter. Mais si l'on ne se décourage pas, le jeu en vaut la chandelle. Cette forme originale de départ et d'immersion dans le quotidien de la jeunesse du pays est extrêmement enrichissante.

 

Il est également possible de postuler pour un stage auprès d'un organisme de solidarité internationale afin de valider son cursus. Il faut alors s'adresse à des organismes de formation spécialisées ou bien à des ONG, à des bureaux d'études, des fondations et des organisations internationales. Le stagiaire ne doit pas s'attendre à être indemnisé pour son stage mais ses frais d'hébergement, d'assurances ou de nourriture peuvent être pris en chage.

 

Source : Partir pour être solidaire ? Ritimo

 


 

 

"Le chantier international"

 

 

Un chantier international est une action volontaire émanant de personnes d’'origines culturelles et géographiques diverses, souhaitant s’engager dans la réalisation d’un projet de développement local. La population est entièrement associée au chantier, ce qui leur permet de s’approprier réellement le projet. Les organisateurs de chantiers internationaux sont majoritairement des associations et ONG.

 

Les premiers chantiers internationaux ont eu lieu en Europe dès les années 1920. A l’origine, l’objectif était de promouvoir la paix et le rapprochement entre les peuples. Au fil du temps, les chantiers se sont élargis à d’autres thématiques : action sociale, patrimoine, animation, construction, environnement, etc. Le nombre de chantiers organisés depuis et la participation n’ont cessé d’augmenter.

 

Le terme « international » ne veut pas obligatoirement dire que le chantier se situe à l’'étranger, il renvoie à la diversité culturelle des volontaires. C’est, en effet, un moyen d’aller à la rencontre de cultures différentes, d’échanger avec des personnes de toutes nationalités. C’est une aventure atypique où les volontaires sont amenés à vivre en groupe et à s’intégrer au sein d’une équipe interculturelle.

 

La plupart des chantiers s'adressent aux moins de 30 ans, mais des séjours pour les moins jeunes sont parfois possibles. La plupart du temps, les chantiers internationaux ciblent plutôt les étudiants qui sont investis dans la solidarité à travers leurs études, leur projet professionnel ou par intérêt. Les besoins dépendent souvent du niveau de technicité du chantier. La durée est variable selon les chantiers, les séjours s’étendent généralement entre trois semaines et six mois. Les travaux sont accessibles à tous et ne nécessitent pas de compétence particulière. Les volontaires ne sont pas rémunérés.

 

Parmi les dépensent qui peuvent être demandées aux volontaires, on trouve la participation au frais de transport, on peut demander également qu’ils s’acquittent d’une adhésion à l’association organisatrice. En retour, dans la plupart des cas, le logis et le volet alimentation sont pris en charge par l’association. Les volontaires peuvent également faire des demandes de soutien financier auprès des administrations locales (Conseil Général, Conseil Régional, Mairies). Il est évidemment recommandé aux volontaires de se renseigner sur l’association organisatrice ainsi que sur le projet avant de s’engager sur un chantier international.

 

Le chantier international de Terre Azimuts : Le Centre Néo-DEHVA

 

 

 


 

 

"Le tourisme solidaire"

 

 

Le développement durable est devenu au fil du temps un enjeu essentiel de l’évolution de notre société. Parmi les premiers terrains d’application de la démarche de développement durable on trouve les domaines du tourisme, tant mondial que de proximité. Les préoccupations de ces dernières années, autour du développement de l’économie mondiale, de la répartition des richesses et des ressources, de l’équilibre entre le Nord et le Sud, ont amené des réflexions autour d’un tourisme « différent ». Par là, on entend un tourisme prenant en compte les droits des populations hôtes à maîtriser leur développement et à bénéficier en premier des recettes de cette activité économique.

 

Le tourisme durable s’entend comme « toute forme de développement de l’activité touristique qui respecte, préserve et met en valeur à long terme les ressources naturelles, culturelles et sociales d’un territoire ». Il favorise le développement des espaces protégés, permet la mise en place de stratégies d’intégration des populations, ou encore aide à la conservation du patrimoine culturel.

 

Le tourisme durable ne s'oppose pas au tourisme quantitatif géographiquement concentré (tourisme « de masse ») dont les retombées macroéconomiques sont beaucoup plus significatives. Cependant, ses effets négatifs sur l'environnement et sur les plans culturels et sociaux sont important : pollution des eaux, déchets, dénaturation des paysage, diminuation de la biodiversité, épuisements des ressources naturelles, folklorisation des cultures, pillages des biens culturels, prostitution, etc.

 
C’est pourquoi l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) ont mis en avant la notion de tourisme durable, objet de la Charte de Lanzarote, signée en 1995.Parallèlement, sont apparues des formes de tourisme dites « solidaires », « équitables », « intégrées », « diffuses », « éthiques ». Aujourd'hui, on parle également d'«éco-tourisme ».
 
Les formes de tourisme responsable sont mieux intégrées dans les territoires et moins massives. Elles permettent la création d'économies locales, la conservation de la bio- et socio-diversité et également l'ouverture de partenariats avec des entreprises et commerces locaux. Le tourisme solidaire met au centre du voyage l’homme et la rencontre et qui s’inscrit dans une logique de développement durable des territoires. Parmi les formes alternatives de tourime, on peut trouver par exemple le tourisme de vision, le tourisme pédestre, etc.
 

En France, la notoriété du « tourisme responsable », terme qui désigne donc les formes solidaires, équitables, éco- ou durables, est croissante. De 27% en 2007 elle est passée à 59% en 2008. En 2012 selon un rapport d'enquête de Harris intéractive, 19% des Français déclaraient avoir déjà effectué un voyage responsable, dont même 15% plusieurs fois. Amenés à témoigner de leur expérience, nombreux utilisent le mot « respect » ou le verbe « respecter », adossés à l’environnement, les habitants, les coutumes, la culture, etc. Toujours dans cette même enquête, elle nous indique également qu’il existe un véritable intérêt pour cette démarche, 90% des Français déclarant de manière générale se montrés attentifs à respecter l’environnement et la vie des populations locales lorsqu’ils partent en voyage.

 

Sites à voir :

http://www.tourismesolidaire.org/

http://www.tourisme-responsable.org/

 

 


 

 

"Le volontariat de solidarité internationale"

 

 

" Le volontariat de solidarité internationale (VSI) a pour objet l'accomplissement à temps plein d'une mission d'intérêt général dans les pays en voie de développement. La mission appartient aux domaines de la coopération et de l'action humanitaire." (source http://vosdroits.service-public.fr)

 

Toute personne majeure, sans activité professionnelle peut effectuer un VSI. Il suffit d'entrer en contact avec une des 25 associations agrées d'après la loi du 23 février 2005, à savoir :

 

01. ACF (Action contre la Faim) www.actioncontrelafaim.org
02. ASMAE – Association Soeur Emmanuelle www.asmae.fr
03. ATD Quart Monde – Terre et Homme de demain www.atd-quartmonde.org
04. AVSF-CICDA (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières) www.avsf.org
05. CEFODE (Coopération et formation au Développement) www.cefode.org
06. DCC (Délégation Catholique pour la Coopération) www.ladcc.org
07. DEFAP (Service Protestant de mission) www.defap.fr
08. DSF (Douleurs Sans Frontières) www.douleurs.org
09. EED (Enfants et Développement) www.enfantsetdeveloppement.org
10. EMI (Entraide Médicale Internationale) www.emi-ong.org
11. FIDESCO www.fidesco.fr
12. Fondation ARCHITECTES de l’Urgence www.archi-urgent.com
13. GER (Guilde Européenne du Raid) www.la-guilde.org
14. GRET (Groupe de Recherche et d'Echange Technologique) www.gret.org
15. HI (Handicap International) www.handicap-international.fr
16. IFAID AQUITAINE www.ifaid.org
17. MDM (Médecins du Monde) www.medecinsdumonde.org
18. PE (Planète Enfants) www.planete-enfants.org
19. PF (PlaNet Finance) www.planetfinance.org
20. Samusocial International www.samu-social-international.com
21. SANTE SUD www.santesud.org
22. SCD (Service de Coopération au Développement) www.scd.asso.fr
23. Secours Islamique France www.secours-islamique.org
24. SIPAR (Soutien à l'Initiative Privée pour l'Aide à la Reconstruction du Sud-est asiatique)
www.sipar.org
25. UNMFREO (Union Nationale des Maisons Familiales Rurales d'Education et d'Orientation)
www.mfr.asso.fr
 
Ces associations sont libres de sélectionner leurs volontaires pour des missions de durée variable, sur des programmes qu’elles définissent, et de les affecter dans le champ géographique de leur compétence. Elles interviennent le plus souvent en étroite liaison avec leurs partenaires du pays d’accueil.
 
Les missions doivent se dérouler hors de l'espace économique européen ainsi que dans un pays différent de l'Etat d'origine et de celui où réside habituellement le volontaire. Elles sont effectuées auprès des administrations ou auprès d'associations locales.
 
Le volontaire et ses ayants droits sont affiliés par l'association à un régime de sécurité sociale leur garantissant des droits d'un niveau égal à ceux du régime français et ils bénéficient également d'une assurance maladie complémentaire et d'une assurance pour le rapatriement sanitaire, prises en charge par l'association.
 
Une mission de volontariat de solidarité internationale dure entre 6 mois et 2 ans. La durée cumulée des missions accomplies ne peut pas dépasser 6 ans.

 

Le ministère des Affaires étrangères n’a pas de relations directes avec les volontaires. Il cofinance leurs missions via les associations, dès lors que leur durée atteint au moins 12 mois. Les aides prévues par la loi concernent principalement la formation obligatoire du volontaire avant départ, sa couverture sociale, sa réinsertion professionnelle et sa réinstallation en France. (source www.diplomatie.gouv.fr)
 
L'indemnisation est de minimum 100€, hors prise en charge du transport, du logement et de la nourriture. Son montant maximum est de 813,07€, auquel s'ajoute le montant de l'indemnité supplémentaire liée à l'affectation à l'étranger (montant variable selon les pays). De même à la fin de sa mission, le volontaire peut prétendre à certaines aides (cf. vosdroits.service-public.fr)

 

Si le volontaire a rompu un contrat de travail pour effectuer son VSI, cette rupture est considérée comme une démission légitime. Il retrouve intacts ses droits à l'assurance chômage et ses droits au RSA au terme de son engagement.

 

Liens divers :
 
 

 

 

"Le congé de solidarité internationale"

 

 

Le saviez-vous ? Il existe en France la possibilité pour un salarié de poser un congé de solidarité internationale afin que ce dernier puisse partir effectuer une mission d'entraide dans un pays étranger.

 

Pour en savoir plus, suivre ces liens : service public.fr

 

Le congé de solidarité internationale fait l'objet d'une loi qui facilite sa mise en oeuvre. Néanmoins, ce cadre législatif, s'il est une aide non négligeable, ne fixe aucune obligation de soutien financier de la part de l'employeur et elle s'appuie sur une liste d'ONG habilitées.

 

Loi n° 95-116 du 4 février 1995 portant diverses dispositions d’ordre social, publiée au Journal Officiel du 5 février 1995.

 

Article 85 inséré dans le code du travail, Section 5, Chapitre V du Titre II du Livre II.

 

Article L225-9 
Le salarié a droit, sous réserve qu'il justifie d'une ancienneté dans l'entreprise d'au moins douze mois, consécutifs ou non, à un congé de solidarité internationale pour participer à une mission hors de France pour le compte d'une association à objet humanitaire déclarée en application de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association ou inscrite au registre des associations en application de la loi du 19 avril 1908 applicable au contrat d'association dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, ou pour le compte d'une organisation internationale dont la France est membre. 
La durée de ce congé, pendant lequel le contrat de travail est suspendu, et la durée cumulée de plusieurs congés de solidarité internationale pris de façon continue ne peuvent excéder six mois. 
La liste des associations mentionnées au premier alinéa du présent article est fixée par arrêté interministériel. 

Article L225-10 
Le salarié informe son employeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, au moins un mois à l'avance, de la date de départ en congé et de la durée de l'absence envisagée, en précisant le nom de l'association pour le compte de laquelle la mission sera effectuée. 
Le congé peut être refusé par l'employeur s'il estime qu'il aura des conséquences préjudiciables à la production et à la marche de l'entreprise. Ce refus, qui doit être motivé, est notifié au salarié, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, dans un délai de quinze jours après réception de la demande. Il peut être directement contesté devant le bureau de jugement du conseil de prud'hommes qui est saisi et statue en dernier ressort selon les formes applicables au référé. 
A défaut de réponse de l'employeur dans un délai de quinze jours, son accord est réputé acquis. 
Un décret fixe les règles selon lesquelles est déterminé, en fonction de l'effectif de l'établissement, le nombre maximum de salariés susceptibles de bénéficier simultanément du congé. 
En cas d'urgence, le salarié peut solliciter un congé d'une durée maximale de six semaines, sous préavis de quarante-huit heures. L'employeur lui fait connaître sa réponse dans un délai de vingt-quatre heures. Il n'est pas, dans ce cas, tenu de motiver son refus, et son silence ne vaut pas accord. 
Le salarié remet à l'employeur, à l'issue du congé, une attestation constatant l'accomplissement de la mission et délivrée par l'association ou l'organisation concernée. 
Article L225-11 
Le chef d'entreprise communique semestriellement au comité d'entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel la liste des demandes de congé avec l'indication de la suite qui y a été donnée, ainsi que les motifs de refus de demande de congé de solidarité internationale. 
Article L225-12 
La durée du congé ne peut être, sauf d'un commun accord, imputée sur celle du congé annuel. 
Elle est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des avantages légaux et conventionnels liés à l'ancienneté. 
Article L225-13 
A l'issue du congé, ou à l'occasion de son interruption pour un motif de force majeure, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins équivalente. 
Article L225-14 
Les dispositions de la présente section sont applicables aux salariés définis à l'article 1144 (1° à 7° et 10°) du code rural.

 

 

La Loi ne prévoit pas le statut de la personne qui part en mission. Il revient donc à l’association d’envoi de choisir son statut : salarié, volontaire ou bénévole.
 
La liste des associations susceptibles de bénéficier des dispositions relatives au congé de solidarité internationale prévues par la loi, sont désignées sur la liste figurant en annexe de l'arrêté du 16 juillet 1996.
> Liste des 141 associations habilitées
 
Les bénévoles peuvent partir sous couvert d'une de ces associations effectuer une mission humanitaire auprès d'une associations ou ONG internationales sous réserve que l'association d'accueil adhère à l'association d'envoi.


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